J’ai commencé à travailler sur les contes de Perrault à l’occasion de mon mémoire de fin d’études qui portait sur l’inspiration littéraire chez les photographes victoriens.


La partie pratique de ce mémoire devait venir appuyer la partie théorique et j’ai choisi de traiter un thème apprécié de ces photographes du XIXème siècle : Le Petit Chaperon
Rouge. J’ai ensuite opté pour une technique totalement différente de la leur : le numérique et l’informatique d’une part, la couleur d’autre part.

J’ai choisi les contes de Perrault, plutôt que ceux des frères Grimm, pour leur côté drôle et terrible à la fois, pour l’ironie que montre parfois Perrault envers ses personnages.
J’ai ensuite choisi de travailler suivant des dominantes colorées, les couleurs étant choisies pour renforcer cet aspect.
Donc, une couleur pour chaque conte, en camaïeux, le choix de couleurs étant symbolique ou représentatif du conte. (lire la suite ci-dessous...)



Ces montages photographiques sont réalisés sur ordinateur.
Le choix de ce langage esthétique, de ces morceaux d’image, juxtaposés et superposés, cherche à rendre l’effet que produit notre imagination lorsqu’on nous raconte une histoire. En effet, on n’imagine pas une scène entière comme un tableau complet mais plutôt des espèces de « flashs » qui se succèdent, se juxtaposent ou se superposent dans notre tête. En outre, ces montages assument l’aspect technique dont ils sont issus et ne cherchent pas, contrairement
à la quasi-totalité de ceux des photographes victoriens, à faire illusion.

Le travail sur les contes de fées réalisé en noir et blanc est antérieur aux travaux en couleur. Il a été conçu dans le cadre d'un atelier dirrigé par le photographe Max Pam et au cours de laquelle les participants devaient imaginer un projet de livre photographique.

 

 

 

© Chloé Bazaud, Paris, 2011